Éditorial

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22.04.2018
Ecouter, discerner, vivre l’appel du Seigneur 
Auteur : Pape François, Message pour la 55ème Journée mo

« Il s’agit d’une bonne nouvelle qui nous est annoncée avec force par la 55ème Journée mondiale de Prière pour les Vocations : nous ne sommes pas plongés dans le hasard, ni entraînés par une série d’évènements désordonnés, mais, au contraire, notre vie et notre présence dans le monde sont fruits d’une vocation divine ! Même dans nos temps inquiets, le Mystère de l’Incarnation nous rappelle que Dieu vient toujours à notre rencontre et il est Dieu-avec-nous, qui passe le long des routes parfois poussiéreuses de notre vie et, accueillant notre poignante nostalgie d’amour et de bonheur, nous appelle à la joie. Dans la diversité et dans la spécificité de chaque vocation, personnelle et ecclésiale, il s’agit d’écouter, de discerner et de vivre cette Parole qui nous appelle d’en-haut et qui, tandis qu’elle nous permet de faire fructifier nos talents, nous rend aussi instruments de salut dans le monde et nous oriente vers la plénitude du bonheur. Ces trois aspects – écoute, discernement et vie – servent aussi de cadre au début de la mission de Jésus, qui, après les jours de prière et de lutte dans le désert, visite sa synagogue de Nazareth, et là, se met à l’écoute de la Parole, discerne le contenu de la mission que le Père lui a confiée et annonce qu’il est venu pour la réaliser “aujourd’hui” (cf. Lc 4, 16-21) ».


16.04.2018
Prêts à témoigner ?
Auteur : Père Bernard Heudré

Nous savons que lors d’un procès, la justice fait appel à des témoins susceptibles d’éclairer la vérité. Et pour que le témoignage soit crédible, il faut avoir été présent, directement ou indirectement, à l’événement jugé ; il faut aussi connaitre la personne mise en cause. Aujourd’hui la Parole de Dieu nous invite à prendre la mesure du témoignage que chacun de nous, chaque baptisé, est appelé à donner. S’avance d’abord à la barre l’apôtre Pierre. Il ne manque pas de courage, alors que lors de l’arrestation de Jésus il a surtout évité de se mouiller. Bravant les critiques, il prend la parole « devant le peuple ». Donc témoignage public qui l’implique profondément. Il est suivi par Jean qui encourage à garder les commandements de Dieu. Il le fait en développant trois certitudes : premièrement, nous sommes tous pécheurs ; deuxièmement, nous sommes tous des pécheurs pardonnés ; troisièmement, c’est en Jésus que nous sommes pardonnés. Les deux apôtres sont suivis par les deux disciples d’Emmaüs racontant aux autres ce qu’ils ont vécu. Mais tous ces témoignages ne peuvent reposer que sur le Témoin par excellence, le Christ lui-même, présent à ses amis. Pourtant, pour dire cette présence, les témoins se heurtent à la limite du langage et il nous arrive, à nous aussi, de balbutier lorsqu’il s’agit de rendre compte de notre foi. Mais plus que les mots, ce sont les engagements, ce sont les actes qui signent l’authenticité de notre témoignage. Rappelons-nous la parole de l’apôtre : « Celui qui dit j’aime Dieu et qui n’aime pas ses frères est un menteur ». Alors, surtout ne soyons pas de faux témoins.


07.04.2018
 La paix soit avec vous
Auteur : Père Rhod Sakani

Nous avons là le tout premier mot que le Ressuscité avance à ses disciples qui ont peur. La paix est un souhait fort dans les conditions où les disciples ont verrouillé les portes de la maison. Ils donnent l’impression que leur vie s’était arrêtée depuis la mort de Jésus. Aujourd’hui encore beaucoup de chrétiens verrouillent la porte de leur cœur à cause de la peur. Ils s’empêchent ainsi de voir Dieu qui leur apparait et qui leur formule son souhait de paix. Le Christ nous montre ce dimanche que celui qui accueille sa paix peut s’estimer heureux. « La paix soit avec vous » est une formule de bénédiction que Dieu avait donnée à Moïse : « Que le Seigneur tourne vers toi ton visage et te donne la paix. » (Nb 6, 26). Ce souhait réunit et contient à la fois les vertus de bénédiction, de protection, de présence divine, de la grâce et de la paix. Ici, nous sommes très loin de notre habituel « bonjour ». La paix est le plus grand bien que le Seigneur nous laisse. C’est l’espoir qui renait des cendres de la mort, une confiance que l’événement du Calvaire n’a pas pu ébranler. Comme Jésus est venu à ses disciples pour leur communiquer le souhait de paix, puissions-nous renouveler notre confiance en sa Présence permanente. Nous sommes appelés aussi à puiser en Jésus les forces nécessaires pour devenir à notre tour une source de Paix pour les autres. C’est en son Nom que nous devons échanger la Paix lors de nos rencontres. Demandons que le Christ Ressuscité s’enracine en nous pour que nous soyons vainqueurs du monde des puissances qui nous tiennent encore captifs de la peur. Enfin, le Christ qui apparait à ses disciples est un homme qui porte en Lui les marques de la violence et de la mort. Sa vie brisée et anéantie est restaurée, remise debout. Il leur montre ses mains et le côté pour signifier comment l’avenir peut s’ouvrir devant eux quand la tristesse est chassée, quand la peur s’évanouit et quand la joie est libérée : c’est la victoire de la vie sur la mort. Dans notre monde de plus en plus marqué par une violence horrible, la Paix du Christ devient notre seul espoir et notre joie. Celui que les apôtres avaient abandonné et qui a connu la mort parle : « La paix soit avec vous ». Il aurait pu faire leur faire des remontrances, des mises en gardes, des accusations, mais Lui a opté de guérir le doute de Thomas. Quel geste de miséricorde ! En ce deuxième dimanche de Pâques, dimanche de la miséricorde institué par le Saint Pape Jean-Paul II, demandons au Seigneur de nous aider à être miséricordieux les uns envers les autres. Amen.


03.04.2018
Quand jaillit la Vie
Auteur : Père Bernard Heudré

« Dieu créa le ciel et la terre et tout leur déploiement » (Genèse). Le foisonnement de la vie est un acte d’amour voulu par notre Dieu. Il a choisi de partager son amour trinitaire et l’a déployé dans la beauté de sa création. Mais cette vie a été blessée par le refus et le péché de l’homme. Aussi Dieu nous a-t-il envoyé son Fils pour ressusciter la vie et la rendre à jamais victorieuse. Les artistes, lorsqu’ils ont voulu rendre sensible, l’événement de la Résurrection, ont cherché à dire l’indicible, ce qui ne peut être vu que par les yeux de la foi. Lorenzo Lotto (1480-1556), comme beaucoup d’autres, a choisi l’instant où Jésus, jailli du tombeau, devient le Seigneur des vivants. Il est élevé dans la gloire céleste, emporté par le souffle de sa résurrection. Les linges qui l’enserraient ont lâché leur emprise et sont devenus comme les voiles du navire de la vie nouvelle. Nous sommes invités à embarquer sur ce navire qui emporte toute l’humanité sur les rivages de l’éternité ; d’une éternité à tisser déjà au fil de nos jours terrestres. A quoi bon célébrer le Christ ressuscité si nous ne participons pas dans l’humilité et la vérité de notre vie à contribuer à maintenir toujours présent le souffle qui a tiré Jésus de son tombeau ? Que chaque soir de notre vie nous puissions nous tourner vers Dieu et lui dire : que ta Vie devienne ma Vie ! Père Bernard Heudré Je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu. (Jn 20, 17)


17.03.2018
Ne nous laisse pas entrer en tentation
Auteur : Francklin Gracia, spsj

La prière du Notre Père est la prière qui nous introduit dans une attitude de disciple de Jésus qui vit dans la confiance et dans l’espérance. Mais en même temps, cette prière nous dit que l’identité chrétienne est une identité ecclésiale c'est-à-dire c’est ensemble, en étant frères et sœurs dans le Christ que nous pouvons dire en vérité « Notre Père ». Dans notre méditation sur la prière du Notre Père, nous sommes arrivés aux deux dernières demandes : « Ne nous laisse pas entrer en tentation ; mais délivre-nous du mal ». Cette traduction « ne nous laisse pas entrer en tentation » nous aide à comprendre que Dieu ne peut pas nous tenter comme il est dit dans la lettre de st Jacques « Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : « Ma tentation vient de Dieu. » Dieu, en effet, ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne.» (Jc 1, 13) mais Dieu est celui qui vient à notre aide pour éviter que nous tombions. Pour cela, il faut distinguer la tentation de l’épreuve. La tentation est toujours une épreuve mais l’épreuve n’est pas forcément la tentation, même si elle peut y conduire. Aucun parent ne peut tendre un piège pour son enfant. Car l’amour qu’ont les parents pour leurs enfants n’a pas de prix. C’est encore plus vrai pour Dieu, un Père miséricordieux qui se met toujours à la recherche de celui qui perd sa route et qui ouvre ses bras pour accueillir le retour de son enfant. Sachez-le bien mes frères et sœurs, Dieu ne tente personne. Le récit de la tentation de Jésus peut nous aider à comprendre que c’est le diable qui tente. Ainsi, nous pouvons demander à Dieu de nous délivrer du Mauvais et de ses pièges. Mais comme nous y invite l’apôtre Pierre « Soyez sobres, soyez vigilants : votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie. Résistez-lui avec la force de la foi » (1P 5, 8). Dans notre vie de tous les jours, nous nous rendons compte que tout ne se passe pas comme nous l’aurions souhaité. Devant une difficulté ou un échec, il y a deux attitudes possibles : soit nous faisons un travail d’évaluation afin de repartir sur de nouvelles bases plus solides ; soit nous tombons dans le découragement, dans le désespoir. Pour cela, il nous faut être capable d’identifier les différentes tentations qui nous guettent afin de pouvoir les vaincre avec la force de Dieu. Par une confiance filiale en Dieu qui ne cesse de nous ouvrir à l’espérance, mettons-nous à la suite de Jésus qui nous appelle et qui nous invite à nous adresser à Dieu Notre Père qui ne cesse pas de veiller sur chacun de nous. Disons-lui en vérité « ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du mal ».


10.03.2018
Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nou
Auteur : Père Jean Perrin

Le Notre Père que nous méditons ensemble pour la quatrième fois, nous apprend à nous situer dans la vérité de notre relation à Dieu et à nos frères. Mais nous ne pouvons pas oublier le contexte dans lequel Jésus nous fait don du « Notre Père ». C’est en réponse à la demande d’un disciple : « Seigneur, apprends-nous à prier » que Jésus donne donc le modèle de toutes prières chrétiennes. Il s’agit bien d’une école de prière, ou si l’on préfère d’une méthode d’apprentissage de la prière. Toutes proportions gardées, on peut comparer cette leçon à certaines méthodes d’apprentissages des langues étrangères : elles nous invitent à un petit effort quotidien, une petite répétition chaque jour et peu à peu, nous sommes imprégnés, nous finissons par savoir parler la langue. Eh bien, si nous suivons la méthode de Jésus grâce au Notre Père, nous finirons par savoir parler la langue de Dieu. Le premier mot est merveilleusement surprenant : ABBA, PAPA ; qui a la force de nous situer d’emblée dans une relation filiale avec lui. De nous introduire dans son amour sans discrimination, nous invitant à nous situer dans le même mouvement en frères les uns des autres. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. De quel pain s’agit-il ? S’agit-il du sens matériel ou spirituel ? Il s’agit à la fois du pain du jour qui vient, ce pain matériel qui s’enrichit de connotations bibliques, la manne tombée chaque matin dans le désert éduquait le peuple à la confiance au jour le jour, cette richesse biblique nous invite à ne pas nous inquiéter du lendemain et à recevoir chaque jour notre nourriture comme un don de Dieu. Et aussi du pain essentiel, indispensable à notre vie en ce cas le pain est spirituel, et s’enrichit des réflexions chrétiennes. Il est Pain de la Parole auquel il faut goûter tous les jours ; il est Pain eucharistique auquel, grâce au Christ, il nous est possible de communier. Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Le pardon de Dieu n’est pas conditionné par notre comportement, le pardon fraternel n’achète pas le pardon de Dieu, mais il est pour nous le seul chemin pour entrer dans le pardon de Dieu déjà acquis d’avance. Cette requête s’adresse au Père, elle présuppose une attitude intérieure qui se tourne vers lui et qui par sa dynamique rétablit la relation aux autres.


05.03.2018
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel 
Auteur : Père Rhod Sakani

Après la méditation, les deux derniers dimanches passés, sur les premiers articles de la prière que le Seigneur lui-même nous a apprise « Notre Père qui es aux cieux ; Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne », nous arrivons aujourd’hui à la troisième et dernière demande qui exprime elle aussi l’idée et surtout le désir de mettre toujours en avant plan le nom du Seigneur : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». Viendront ensuite les autres demandes concernant les besoins de l’homme. « Que ta volonté soit faite » Voilà un verset qui n’est pas facile à prononcer – si du moins nous ne le récitons pas machinalement, mais si nous essayons de le méditer consciemment. Dans notre culture qui refuse toute restriction de la liberté individuelle, la volonté de l’autre apparait toujours sinon souvent comme un obstacle potentiel à l’expression de ma volonté propre. Nous préférons prier : « Que ma volonté soit faite en toutes circonstances » ! A première vue, l’expression présente une connotation de passivité, de démission, voire même de résignation à l’inéluctable. Or la comparaison avec un autre verset de l’Evangile nous conduira à corriger cette interprétation et à préciser le sujet de ce faire qui demeure indéterminé. A Gethsémani, Jésus se tournant vers le Père lui dit ces mêmes paroles : « Que ta volonté soit faite » (Mt 26,42) ; Lorsque Jésus dit en entrant dans sa Passion : « Que ta volonté soit faite », il n’adopte donc pas une attitude passive, mais décide librement de se mettre totalement et inconditionnellement au service du dessein de salut de son Père. En plus, il n’est pas écrit ‘’que ta volonté s’accomplisse’’ mais soit faite c'est-à-dire avec la participation et le consentement de l’Homme. C’est une volonté à construire dans une véritable attitude de participation active. Il ne s’agit pas de respecter un programme qui serait pré-établi par Dieu et dont l’homme serait une simple marionnette à manipuler. « …Sur la terre comme au Ciel » En fait le français inverse l’ordre des termes : le grec – et dans plusieurs autres langues – citent d’abord le ciel : « comme au ciel ainsi sur la terre » ; c’est-à-dire : de même que ta volonté est accomplie au ciel, qu’il en soit également ainsi sur la terre. Il est logique de prendre le ciel pour modèle et non l’inverse, mais la syntaxe française ne permet pas cette construction. L’expression signifie donc bien plus que « partout » : le « ciel » désigne précisément le « lieu » où la volonté de Dieu est parfaitement réalisée, c’est-à-dire où sa gloire rayonne de manière définitive et plénière sur tous les visages. La demande que nous adressons à notre Père est donc que ce salut s’étende à notre terre – plus précisément : dans les cœurs de ceux qui sont encore en pèlerinage vers la Terre promise. La volonté de Dieu enfin c’est de voir l’Amour triompher sur la haine, la grâce sur le péché, la vérité sur le mensonge, la paix sur la violence, le bien sur le mal etc. Depuis la nuit des temps, l’homme s’est toujours mis à la recherche de ces valeurs sûres pour entrer un jour au Royaume éternel. La volonté de Dieu se fait toujours avec et pour le bien et la joie de l’Homme. Amen !


18.02.2018
Un Père toujours à découvrir
Auteur : Père Bernard Heudré

Quelle révolution dans le langage religieux lorsque Jésus nous a demandé de s’adresser à Dieu en disant : « Notre Père » ! Est-ce que nous mesurons l’audace que nous permet Jésus ? Ce n’est plus le Dieu terrible et lointain que nous montrent certaines pages de l’Ancien Testament. Mais ce n’est pas non plus le père complètement effiloché dont la figure tend à s’imposer aujourd’hui. Et les projets de loi dont on nous parle en ce moment ne risquent pas d’en améliorer l’approche. Dans la très belle méditation du pape François sur le Notre Père récemment publiée, ses premiers mots sont pour dire : « Le Notre Père me donne de la sécurité. Je commencerai par cela : il me donne de la sécurité, je ne me sens pas déraciné, je ne me sens pas orphelin. J’ai un père, un papa qui m’apporte l’histoire, qui me fait voir la racine, qui me protège, me fait aller de l’avant et aussi un papa devant lequel j’ai le sentiment d’être encore un enfant… » C’est le sentiment éprouvé par Jésus au tout début de sa mission. Après son baptême où il a entendu son Père lui dire : « Tu es mon Fils bien-aimé », il se rend aussitôt au désert comme pour une retraite de préparation. Là il peut méditer la parole du baptême. Tout au long de sa mission, Jésus ne cessera d’approfondir sa relation à son Père. Nous essaierons de le faire, à notre tour, pendant ce temps privilégié de relation à Dieu qu’est le Carême. Les cinq dimanches nous permettront de cheminer pas à pas en nous appuyant sur la prière de Jésus pour la faire toujours plus nôtre.


26.01.2018
Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité.
Auteur : Père Jean PERRIN

La mise en scène de Marc, pour présenter cette journée type de Jésus se situe naturellement un jour de sabbat, à la synagogue de Capharnaüm où Jésus se rend, avec les premiers disciples appelés pour enseigner. Or ses paroles sont entendues par les juifs présents comme un enseignement nouveau donné avec autorité. On notera que l’accent du récit ne porte pas sur le contenu, mais bien sur l’effet produit sur les personnes présentes : elles sont frappées d’étonnement et elles sont toutes frappées de stupeur devant l’enseignement nouveau qu’elles entendent si différent de celui des scribes commentateurs habituels. L’enseignement de Jésus ce ne sera jamais un enseignement habituel car il se montre efficace, en joignant l’acte à la parole. « Tais-toi et sors de cet homme ». « L’esprit impur le fit entrer en convulsion, puis poussant un grand cri sorti de lui ». On situe mieux l’étonnement et la stupeur des gens. Dès lors la renommée de Jésus se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée. L’autorité de Jésus étonne car il se comporte en envoyé de Dieu, avec une parole efficace. L’homme tourmenté dira même : « je sais qui tu es, le Saint de Dieu ». Jésus l’interpelle vivement « tais-toi ! ». Dans cette situation, on réalise que le SAINT DE DIEU dispose de la puissance divine. Ce premier miracle nous révèle ce que Jésus vient faire parmi les hommes : obliger le mal à se révéler mais aussi le contraindre au silence et à sortir de l’homme. Comme disent les gens de Capharnaüm, voilà un enseignement nouveau proclamé avec autorité. Une Bonne Nouvelle qui les fera vivre autrement. Voici donc de quoi nous interroger à notre tour, en nous disant avec le psalmiste : « Aujourd’hui ne fermez pas votre cœur mais écoutez la voix du Seigneur ».